La Boîte à Souvenirs
Parce que ce sont les petits riens qui font les grands touts...
Partagez avec nous une trace de votre passé.
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Le tout premier
"Nous habitions au bout du village en bordure de la route nationale 5.
Notre maison était l’avant dernière avec une vue en face sur le château
d’Ancy-le-Franc.
Nous avions un large trottoir sablé bordant la propriété et qui se terminait juste après chez nous. Il était très long depuis la véritable entrée de l’agglomération, la Grande Rue.
Mon Tonton Louis, un parisien qui était mon parrain, excellent mécanicien et très habile de ses mains, m’avait fabriqué un petit vélo avec des roulettes en utilisant ses talents de soudeur et quelques tubes en acier dont la légèreté n’avait évidemment rien à voir avec ceux du cadre de Lance Armstrong.
Nous avions devant notre maison une cours fermée par un portail fabriqué par mon Tonton Louis, dans laquelle j’ai passé des heures et des jours à jouer en solitaire, me construisant des mondes dont seule mon imagination
avait le secret.
Bien plus tard après mon divorce, mon psy pointera souvent le fait que j’avais l’habitude de jouer seul dans ma cours... pour m’indiquer que cela pouvait induire ma difficulté à être proche des autres et d’avoir par réaction,
la faculté de vivre seul. C’est là dans ma cours, que je fis mes premiers tours en vélo avec mes roulettes dont les dimensions et la robustesse ne laissaient planer aucun doute sur ma sécurité.
Je prenais un malin plaisir à aller partout, à me créer des pistes que je traçais dans le sable de la cours et même à essayer de grimper le raidillon qui menait au jardin derrière la maison. Mais ce n’était pas encore à ma
portée et moi qui était plutôt du genre peureux et méfiant, je ne faisais que rêver de pouvoir y grimper et surtout de pouvoir me lancer à corps perdu dans la descente !
Je me risquais parfois à sortir discrètement sur le trottoir, à l’insu du regard de mes parents. J’étais dehors, dans un autre monde que le mien et les voitures qui passaient sur la route assez vite, me donnaient l’impression de partir à l’aventure hors de chez moi et là je défiais sans doute un peu ma mère très protectrice.
Mais lorsqu'elle s’en apercevais, elle courrait me ramener illico dans ma cours avec des : ”Mon petit Pierrot c’est dangereux d’aller là !"
Et puis un jour mon père me dit qu’il allait m’enlever les roulettes. Oh ! Un saut dans l’inconnu, le risque de tomber...
Et puis après quelques essais infructueux, un jour je dis à mon père : ”T’as vu Papa, sans les roulettes !”
Waouh ! Quel bonheur ! Je pourrais enfin aller partout. Même dans la rue, hors de chez moi ! Youpi !"
Notre maison était l’avant dernière avec une vue en face sur le château
d’Ancy-le-Franc.
Nous avions un large trottoir sablé bordant la propriété et qui se terminait juste après chez nous. Il était très long depuis la véritable entrée de l’agglomération, la Grande Rue.
Mon Tonton Louis, un parisien qui était mon parrain, excellent mécanicien et très habile de ses mains, m’avait fabriqué un petit vélo avec des roulettes en utilisant ses talents de soudeur et quelques tubes en acier dont la légèreté n’avait évidemment rien à voir avec ceux du cadre de Lance Armstrong.
Nous avions devant notre maison une cours fermée par un portail fabriqué par mon Tonton Louis, dans laquelle j’ai passé des heures et des jours à jouer en solitaire, me construisant des mondes dont seule mon imagination
avait le secret.
Bien plus tard après mon divorce, mon psy pointera souvent le fait que j’avais l’habitude de jouer seul dans ma cours... pour m’indiquer que cela pouvait induire ma difficulté à être proche des autres et d’avoir par réaction,
la faculté de vivre seul. C’est là dans ma cours, que je fis mes premiers tours en vélo avec mes roulettes dont les dimensions et la robustesse ne laissaient planer aucun doute sur ma sécurité.
Je prenais un malin plaisir à aller partout, à me créer des pistes que je traçais dans le sable de la cours et même à essayer de grimper le raidillon qui menait au jardin derrière la maison. Mais ce n’était pas encore à ma
portée et moi qui était plutôt du genre peureux et méfiant, je ne faisais que rêver de pouvoir y grimper et surtout de pouvoir me lancer à corps perdu dans la descente !
Je me risquais parfois à sortir discrètement sur le trottoir, à l’insu du regard de mes parents. J’étais dehors, dans un autre monde que le mien et les voitures qui passaient sur la route assez vite, me donnaient l’impression de partir à l’aventure hors de chez moi et là je défiais sans doute un peu ma mère très protectrice.
Mais lorsqu'elle s’en apercevais, elle courrait me ramener illico dans ma cours avec des : ”Mon petit Pierrot c’est dangereux d’aller là !"
Et puis un jour mon père me dit qu’il allait m’enlever les roulettes. Oh ! Un saut dans l’inconnu, le risque de tomber...
Et puis après quelques essais infructueux, un jour je dis à mon père : ”T’as vu Papa, sans les roulettes !”
Waouh ! Quel bonheur ! Je pourrais enfin aller partout. Même dans la rue, hors de chez moi ! Youpi !"
Le tout premier
"Jusqu’à 4 ans, je ne croyais pas au Père Noel, ou plus précisément je ne me posais pas la question. Sur la route de l’école il y avait de très tentantes grandes affiches. Et je m’appliquais chaque jour à décoller un bout du bas de l’affiche. L’objectif étant d’arriver au bout de l’affiche.
Vint Noél ou plutôt Saint Nicolas. Le Saint NicolasI passait dans toutes les classes en appelant les élèves un par un pour leur donner un bonbon et une orange. Quand vint mon tour sa grosse voix me dit « Ah mais c’est toi qui décolle les affiches ! promets-moi de ne plus le faire ». Sur le trajet de retour avec mon orange (et déja plus mon bonbon) je fus stupéfait de voir une affiche toute neuve qui recouvrait mon travail en cours. Aujourd’hui encore je me demande si c’était le Père Noél qui avait recollé l’affiche par magie ou si le Père Noél était le colleur d’affiche … A quoi tiennent les grands mystères de la vie ?"
Vint Noél ou plutôt Saint Nicolas. Le Saint NicolasI passait dans toutes les classes en appelant les élèves un par un pour leur donner un bonbon et une orange. Quand vint mon tour sa grosse voix me dit « Ah mais c’est toi qui décolle les affiches ! promets-moi de ne plus le faire ». Sur le trajet de retour avec mon orange (et déja plus mon bonbon) je fus stupéfait de voir une affiche toute neuve qui recouvrait mon travail en cours. Aujourd’hui encore je me demande si c’était le Père Noél qui avait recollé l’affiche par magie ou si le Père Noél était le colleur d’affiche … A quoi tiennent les grands mystères de la vie ?"
Le tout premier
"Mes fêtes de Noël chez mes grands parents à St Etienne.
Une toute petite maison, sans doute louée par la Sté des houillères de St Etienne à mon grand père qui travaillait pour eux. Mon père aine de 11 enfants. La neige qui couvrait les rues noires de la ville en lui redonnant blancheur et lumière. Tous les cousins cousines qui sont heureux de se retrouver, qui courent dans la maison ou une grande table a été dressée dans une des 2 chambre (la pièce la plus grande de la maison. La grand mère dans la cuisine heureuse de nous faire plaisir. Les frères et sœurs qui parlent fort, les retrouvailles de la famille. Des rires, des odeurs de cuisine, des jeux. Le plus beau des cadeaux de fin d’année."
Une toute petite maison, sans doute louée par la Sté des houillères de St Etienne à mon grand père qui travaillait pour eux. Mon père aine de 11 enfants. La neige qui couvrait les rues noires de la ville en lui redonnant blancheur et lumière. Tous les cousins cousines qui sont heureux de se retrouver, qui courent dans la maison ou une grande table a été dressée dans une des 2 chambre (la pièce la plus grande de la maison. La grand mère dans la cuisine heureuse de nous faire plaisir. Les frères et sœurs qui parlent fort, les retrouvailles de la famille. Des rires, des odeurs de cuisine, des jeux. Le plus beau des cadeaux de fin d’année."
Le tout premier
"Mon plus vieux souvenir se passe en plein milieu de l’hiver en 1981, j’avais donc 3 ans. Je jouais dehors, dans la résidence, avec un ami. Il y avait une grande fontaine où nous nous sommes plongés avec joie ! Je me souviens de la nuit autour de nous, il était tard, et de ma mère qui nous crie de sortir de là. Pour moi ce fut surtout un moment de bonheur !"
Le tout premier
"Dans un de mes premiers souvenirs, j'ai 3 ans et...je chante, bien sûr!
Ce qui m'a interpellé, en y repensant, c'est que je chante une comptine qui fait "3 pas en avant, 3 pas en arrière, 3 pas sur l'côté, 3 pas d'l'autre côté" Comme si cette rengaine était bloquée dans ma boîte à souvenirs, tournant en rond.
De cette histoire, j'en ai fait une chanson, qui se trouve dans le spectacle, évidemment!"
Ce qui m'a interpellé, en y repensant, c'est que je chante une comptine qui fait "3 pas en avant, 3 pas en arrière, 3 pas sur l'côté, 3 pas d'l'autre côté" Comme si cette rengaine était bloquée dans ma boîte à souvenirs, tournant en rond.
De cette histoire, j'en ai fait une chanson, qui se trouve dans le spectacle, évidemment!"
Le tout premier
"Est-ce le premier ? Difficile à savoir. Je me souviens être dans le grenier de ma maison, en Belgique. Je venais de recevoir une magnifique voiture de mon parrain, et je m'amusais avec dans ce petit espace. Dans ma tête, j'étais sur les routes américaines !"
Pour la vie
"Normal que j'inaugure la boîte à souvenirs...
J'ai évidemment une tonne de souvenirs éternels. Mais s'il y en a un qui doit figurer dans cette boîte à souvenirs, c'est celui de la création du spectacle. Je me rappelle de ce jour où j'ai décidé de contacter Camille pour lui proposer de faire un spectacle ensemble, sans avoir la moindre idée de ce que nous allions accomplir. Je me rappelle de ce jour où j'ai écouté la première chanson. Et la première fois que je l'ai faite écouter à ma famille. Ces souvenirs sont précieux."
J'ai évidemment une tonne de souvenirs éternels. Mais s'il y en a un qui doit figurer dans cette boîte à souvenirs, c'est celui de la création du spectacle. Je me rappelle de ce jour où j'ai décidé de contacter Camille pour lui proposer de faire un spectacle ensemble, sans avoir la moindre idée de ce que nous allions accomplir. Je me rappelle de ce jour où j'ai écouté la première chanson. Et la première fois que je l'ai faite écouter à ma famille. Ces souvenirs sont précieux."